Vieillir une force à partager !
Et si vieillir était un atout pour la société
Les aînés nous avons besoin d’eux, ils ont besoin de nous

Trop souvent l’avancée en âge et la vieillesse sont présentées comme le temps de l’immobilisme et du déclin. Les aînés s’inscrivant aujourd’hui dans la vie sociale de leur territoire, ils revendiquent que cela soit reconnu.
La transition démographique caractérisée par un vieillissement accru de la population va se traduire par une augmentation très sensible du nombre des âgés et surtout des plus âgés dans les toutes prochaines années.
Cette transition loin d’être une catastrophe ou un « tsunami » auquel nous sommes confrontés, est au contraire une mutation sociale et culturelle qui doit réinterroger la place occupée par les aînés dans les familles et dans la collectivité.
Le très grand âge n’est pas forcément synonyme de handicap, de dépendance, de renoncement à la vie autonome à domicile ni d’entrée en Ehpad.
Animée par une éthique forte, la Semaine Bleue doit être l’occasion de promouvoir une image positive du vieillissement et de la vieillesse.
Dans ce rejet d’une vision déficitaire de l’avancée en âge, la Semaine Bleue sera l’occasion de promouvoir les contributions que tous les aînés peuvent apporter à la collectivité quel que soit leur âge, leur état de santé, leur niveau d’autonomie et leur lieu de vie.
Participer, échanger telles sont les clés du bien vieillir dans son territoire. Cela nécessite toutefois une attention que l’on a coutume désormais d’identifier en termes de prévention de la perte d’autonomie. Il s’agit avant tout de bien vivre avec son corps en lui conservant ses capacités motrices et intellectuelles garantes de la mobilité qui constitue le principal facteur d’autonomie et de lien social. Il s’agit également d’échapper à la « relégation sociale » qui reste la résultante de l’isolement social et du sentiment de solitude.